Une nouvelle collection : Neurosciences

La Neuroconnectique, Neuroscience de l’Eveil

Par Daniel-Philippe de Sudres

mardi 24 juillet 2012

Introduction à la neuroconnectique par D.P. de Sudres

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D-P de Sudres

La neuroconnectique explore la mise en connexion de réseaux neuronaux qui ne sont pas interconnectés usuellement. Elle procède par observation des connexions existantes ou pouvant exister entre réseaux neuronaux, neurones voire tissus membranaires ; neuroconnexions activatrices de fonctionnements inhabituels, ou nouveaux ; ou encore neuroconnexions génératrices de fonctions inexploitées voire inconnues à découvrir et à explorer.
Pour résumer la neuroconnectique vise l’étude de la programmation cérébrale et l’étude des possibilités de la modifier soi-même.

[...]
La neuroconnectique met en relation ce qui perçoit et se meut (la perception et l’action), ce qui est ému et émeut (la réception et la production d’émotions) et ce qui pense (la réception/transformation d’idées - réflexion - et la production/création d’idées - cogitation) en nous, du point de vue de la communication interne, avec notre environnement : le monde des objets, le monde des êtres et le monde des idées, en termes de communication externe.
Anatomiquement, cette mise en relation est rendue possible par l’existence en l’être humain, en son stade actuel d’évolution, de systèmes résonnants existant autour de neurones miroirs pouvant démultiplier les réentrances motrices, les transformer en réentrances intellectuelles (d’abord linguistiques), ou encore pouvant démultiplier en les confrontant avec autrui les réentrances émotionnelles qui sont en notre personne et en fondent la réalité existentielle première, ontologique.

Du sommeil à l’éveil

Entrant dans le cadre des sciences de la neurocomputation autant que de la neurosensibilistion, de la neuroperception, de la neuroexpression et de la neuroaction, la neuroconnectique est un instrument de progrès, voire d’évolution (de l’espèce et de l’individu), et de découverte des facultés humaines inexplorées : en modifiant les réentrances, en explorant les variantes de réactivité de nos systèmes résonnants, elle nous permet de découvrir comment des phénomènes bizarres, exceptionnels, peuvent devenir des processus neuroscientifiquement reproductibles.

Plus simplement et brièvement, en s’intéressant exclusivement à ses processus neurophysiologiques et neuropsychologiques décisionnels (via leur localisation cérébrale), elle se préoccupe des liaisons expliquant et permettant les fonctions qui confèrent à l’homme son aptitude :
- à agir non seulement en réaction à des évènements externes mais aussi en relation avec des buts internes,
- être un sujet agissant unitaire et autonome (selon la formule d’Etienne Koechlin, Architecture des fonctions exécutives du cortex préfrontal : approche par la théorie de l’information), apparemment, du moins, en tant que machine vivante capable (au stade I de veille ou stade 6 de neuroconscientisation, tous deux définis par la théorie neuroconnectique transmodale via l’observation), dans une programmation très éargie, d’auto-entretenir l’illusion d’une liberté d’action décisionnelle.

Sur un plan neuropsychologique et psychologique, la neuroconnectique permet le rappel de soi. Sans rappel de soi, sachant qu’au stade 6 de neuroconscientisation, ou stade I de veille, nous fonctionnons sur un mode folie douce, le fou ou la folle que nous sommes souvent ne sait plus ce qui se fait par lui ou par elle, il ou elle se retrouve en train de marcher dans la rue, ou se retrouve en colère alors que le dernier souvenir qu’il ou elle a de lui ou d’elle était d’être assis(e) sur sa chaise, ou d’être heureux, voire joyeux(se). Entre assis(e) chez lui ou chez elle, et marchant dans la rue, entre joyeux(e) et en colère, il ou elle ignore ce qui s’est produit : il n’y avait plus de pilote dans l’avion !

La neuroconnectique, qui globalise en neuroconnectant les différentes parties de l’être en soi (neuroconnectique fonctionnelle) et en neuroconnectant l’être avec son contexte (neuroconnectique relationnelle), voire avec sa capacité à participer consciemment à son propre destin ou encore à générer des événements lui permettant d’orienter ses potentiels (neuroconnectique transformationnelle), est une discipline globalisante, contextualisante et à caractère transdisciplinaire.

Daniel-Philippe de Sudres


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