Le Graal et la tradition druidique

Le calendrier celtique

par le Druide Kadith "Druidisme"

mercredi 28 octobre 2015 par Claire Mercier

Le Graal est, exotériquement, ce calice qui sert au prêtre à célébrer la messe. Esotériquement, il est un vase sacré. Chez les Druides, il est le chaudron de Karedwen. Chez les Atlantes, il est la coupe d’or dans laquelle on recueillait le sang des taureaux immolés. La légende nous dit que le Graal est la coupe dans laquelle Joseph d’Arimathie recueillit le sang de la blessure faite au flanc de Jésus par le coup de lance. Cette coupe a donc une histoire, par son origine : c’était celle que le Christ tenait dans sa main quand il prononça les paroles : « Buvez, ceci est mon sang. »

Les huit grandes Fêtes Traditionnelles

Les Celtes célébraient huit grandes Fêtes Traditionnelles. Des trésors de sagesse ont été déposés dans chaque fête dont le symbolisme est universel. Les Druides ont uniquement procédé à une adaptation particulière à la race celte.

Filitosa V

Samain (Pleine Lune de Novembre) C’est la dernière fête de l’année ou plus exactement la première de l’année suivante. A Samain le temps n’existe plus. En fait, Samain n’appartient ni à l’année qui se termine, ni à l’année nouvelle. C’est une fête fondamentale. A ce titre, c’est la date presque obligatoire de tous les événements mythiques connus. C’est à Samain que l’état major des Tuatha De Danaan se réunit pour préparer la lutte contre les Fomoire dans les récits irlandais. C’est aussi à cette date que Cuchulainn tomba malade. Cette fête délivre plusieurs messages. Samain est avant tout une fête d’obligation. Les festivités duraient trois jours.

Solstice d’Hiver (21 décembre) Le Solstice d’hiver est le moment où la terre est la plus éloignée du soleil, le moment où la nuit est la plus longue. Après les jours rallongent. Cette fête marque le début du triomphe de la lumière sur les ténèbres. Les Chrétiens, imitant en cela le culte de Mithra, ont choisi de faire naître le Christ cette nuit-là.

Imbolc (pleine lune de février) La Christianisation tardive de cette fête l’a occultée plus que les autres. Sa festivité subsiste aujourd’hui sous le nom de la Chandeleur. La déesse Brigit ou Brigantia, déesse de la lumière et de la connaissance, transformée en Sainte Brigitte, devait gêner la mise en place de la fête de la Purification de la Vierge Marie.

Equinoxe de Printemps ( 21 mars) Nous fêtons le réveil de la nature. La sève monte dans les arbres, les animaux s’accouplent, les hommes aussi sentent monter en eux le renouveau printanier. Un cycle démarre. Il est orienté vers la réalisation matérielle. Les forces cosmiques travaillent sur les plans matériels.

Beltaine (Pleine Lune de mai) C’était la fête des fleurs. Elle était surtout la fête du feu. Beltaine signifie feu de Belen. Ce feu était bénéfique. Cette fête annonçait la venue de l’été. Les Druides tenaient à ce symbole unissant le soleil et le feu. C’était leur fête propre. Ils se considéraient comme des Maîtres du feu. C’était la fête sacerdotale. Beltaine est donc l’exaltation du Feu.

Solstice d’Eté (21 juin) Les influences aryennes en Gaule nous sont connues par des survivances et des monuments. La persistance de certaines pratiques démontre l’importance qu’on leur accordait. Une des plus authentiques et des plus anciennes pratiques est devenue la fête des Feux de la Saint Jean.
Lugnasad (pleine Lune d’août) C’était la fête en l’honneur de Lug. L’église l’assimila à Lucifer et la fit interdire. En Irlande, elle se tenait à Teltiu. Page 232 de leur livre Les Druides, Françoise Le Roux et Guyonvar’h nous disent que : « Lugnasad était donc caractérisée par : - des foires et des échanges économiques, - le règlement des questions politiques, - des mariages, temporaires ou définitifs, - des jeux et des courses, de chevaux et de femmes, - l’audition de poètes et de musiciens, - une trêve militaire, - la participation obligatoire de toutes les classes sociales. Loin d’interdire la fête, le christianisme l’a maintenue en renforçant les tendances pacifiques et bienfaisantes. »
Equinoxe d’Automne (21 Septembre) Durant ce cycle de six mois, les forces cosmiques favorisent le retrait de la matérialité au profit du spirituel. La nature elle-même illustre ce retrait. Elle se dépouille. L’homme en profite pour rechercher la Connaissance, développer son intuition. Il s’y prépare en méditant sur ce qu’il a fait durant les derniers mois en réfléchissant sur ce qu’il fera maintenant.

Les Celtes

L es Celtes, et donc les Druides, croient à un univers conçu par une Intelligence Universelle et gouverné par Elle. La loi de cause à effet enchaîne les phénomènes, les fait se succéder les uns aux autres avec une logique irréprochable. Cette loi agit sous le contrôle de :

- Hu Kadarn, le Fils, Seigneur de la sphère contenant la création

- son épouse Karedwen, la Nature naturante,

- tous deux accouplés sous le joug de Io, le Père, formant avec lui la Trinité Divine Celte. Des arbres leur sont attribués : - l’If, symbole de la sagesse, à Io - le Chêne, symbole de la force, à Hu Kadarn - le Bouleau, symbole de la beauté et de l’amour, à Karedwen. Ces mêmes arbres sont attribués aux membres des collèges druidiques. A savoir, le Chêne correspond au Druide, l’If à l’Ovate et le Bouleau au Barde.

La société et les Druides

Les Celtes, comme tous les Indo-Européens, avaient organisé la société avec trois fonctions spécifiques :

- la fonction sacerdotale

- la fonction guerrière

- la fonction productrice.

Les trois fonctions étaient complémentaires, la classe sacerdotale avait toutefois un rôle de régulateur et la Le druidismeroyauté celtique était élective. Les Druides avaient dans leurs attributions tout ce qui concernait la religion, la justice et l’enseignement. Le mot Druide est devenu un terme générique pour représenter la première fonction. Cette fonction sacerdotale Comprenait trois catégories de sages :

- les Bardes, les poètes. Représentants de la fonction sacerdotale auprès de la fonction guerrière.

- Les Vates, qui pratiquaient la divination, Représentants de la fonction sacerdotale auprès de la fonction productrice.

- Les druides, qui étaient philosophes et théologiens ; mais aussi conseillers des rois, juges ou médecins. Pour commander Le Druidisme, du Druide Kadith [http://www.loriginel.com/le-druidisme-p-54.html]

La civilisation des mégalithes

Alignements de Palaggiu

Le territoire celto-gaulois fut envahi par trois vagues de migrations successives. C’est à la plus ancienne que l’on attribue l’érection des mégalithes. Malgré la découverte de nombreux squelettes, l’origine de cette première migration n’a pas été établie avec certitude. S’agit-il de peuplades caucasiennes ou touariennes ? On admet généralement que leur région était apparentée aux croyances du chamanisme boréal, dont on observe de nos jours des survivances en Finlande et en Mongolie.

- Le dolmen

Dolmen de Fontanaccia

Sa forme ressemble à une grotte ou une table. A l’époque néolithique où sont construits les premiers dolmens, la grotte est toujours utilisée comme site funéraire. Des études ont démontré que les grottes servaient aussi comme cathédrales. Les peintures trouvées dans celles-c démontrent qu’un sens très prononcé du sacré avait ordonné la place des différents animaux. Il en résulte que ces grottes ne devraient uniquement servir à la mort naturelle, mais également à la mort initiatique. L’initiation, sous la forme d’enterrement, de mise en tombeau ou actuellement dans un cercueil, existe depuis le paléolithique.

- Le menhir

Le menhir est une grosse pierre dressée. Elle est devenue très populaire depuis qu’Obélix en assure la livraison de par le monde par des bandes dessinées interposées. C’est encore les Bretons qui détiennent le plus haut menhir de France, celui de Mané-er-gah à Locmariaquer, qui est actuellement brisé, mais dont la hauteur primitive était de 23.50 mètres.

- Le cromlech

Il s’agit d’un ou plusieurs cercles de pierres, entourant un tumulus, un dolmen, voire un Menhir. Ces pierres délimitent un enclos sacré. Les Celtes avaient pour habitude de mettre leurs trésors au centre de cette enceinte. Personne ne se serait risqué à aller les chercher. Seul un initié pouvait pénétrer au centre. La protection pourtant n’était que spirituelle ou magique. A cette époque, transgresser un tabou était très grave, la peine était le bannissement. Or, la vie, hors de la protection du clan, était très difficile et dangereuse. Une personne bannie avait peu de chance de survivre.

- Le tumulus

Le tumulus est un tertre artificiel qui recouvre totalement un dolmen et l’entoure. Il existe des tumulus qui recouvrent totalement toute une série de chambres funéraires. Sur certains, l’église a fait construire une chapelle.

Le Graal

Une méthode de survie pour la Tradition Druidique a été le roman de la Table Ronde. La légende du roi Arthur servit à propager le Druidisme en le présentant d’une manière anodine dont les initiés comprenaient seuls le sens caché. Tout gravite autour du Graal. Le Graal est, exotériquement, ce calice qui sert au prêtre à célébrer la messe. Esotériquement, il est un vase sacré. Chez les Druides, il est le chaudron de Karedwen. Chez les Atlantes, il est la coupe d’or dans laquelle on recueillait le sang des taureaux immolés. La légende nous dit que le Graal est la coupe dans laquelle Joseph d’Arimathie recueillit le sang de la blessure faite au flanc de Jésus par le coup de lance. Cette coupe a donc une histoire, par son origine : c’était celle que le Christ tenait dans sa main quand il prononça les paroles : « Buvez, ceci est mon sang, » puis par ses pérégrinations : cette coupe a été transportée en Angleterre dans la région de Bristol, près d’Avalon.
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