A paraître le 15 mai

L’abîme de feu, enseignement d’un maître soufi

par Irina Tweedie

lundi 11 mai 2009

Irina TweedieNée en Russie en 1907, Irina Tweedie fut élevée à Vienne et à Paris, puis elle s’établit en Angleterre. Troublée par la mort prématurée de son mari en 1954, elle chercha à donner un sens à sa vie. Sa quête la mena quelques années plus tard en Inde où, en 1961, elle trouva sa voie auprès d’un maître soufi qui bouleversa sa vie. Ce maître lui demanda de tenir un journal de ses observations. C’est de ce journal que ce livre a été tiré dix années plus tard. L’auteur nous décrit ici son expérience de Libération : " C’est le compte rendu d’une lente dissolution de la personnalité - processus douloureux car l’homme ne peut pas se refaire sans souffrir. J’avais espéré recevoir une instruction par le yoga... Je me trouvai alors face à ma nuit intérieure... Je fus broyée dans tous les sens du terme jusqu’à ce que j’entre en contact en moi avec ce que j’avais rejeté toute ma vie... "

" Livre d’une extrême valeur retraçant au jour le jour, presque simultanément l’expérience d’émancipation d’une femme sur la voie du soufisme, dans laquelle l’observateur et le champ d’expérience ne font qu’un. Dans cette expérience il s’agit d’une mise à nu de ses propres souffrances, d’une rencontre avec ses propres démons, d’un face à face avec ses conflits intérieurs, pour arriver à s’accepter tel que l’on est et non pas tel que l’on pense être. Processus douloureux qui passe par une mort à soi-même, par une destruction de nos " échelles de valeurs ", et par l’extinction de l’Ego-Usurpateur. Mort volontaire, appelée " fana " par les soufis, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que cendres, afin que de ces cendres renaissent une vie nouvelle et une liberté absolue. Anéantissement du vieil homme pour que puisse se manifester l’Homme Nouveau. "

L’éditeur, Charles Antoni

AVANT-PROPOS de l’auteur

Ce livre relate un travail spirituel selon l’ancienne tradition « yogique ».
« Tenez un journal » me dit le maître « un jour, ce sera un livre ». Mais vous devez l’écrire de manière à ce qu’il puisse aider les autres. Les gens disent : telles et telles choses sont arrivées, il y a des milliers d’années de cela ; nous l’avons lu dans des livres.
Ce livre sera la preuve que les choses racontées se passent aujourd’hui, comme elles se sont passées hier et se passeront demain, pour « la bonne personne, au bon moment, et à la bonne place. »
J’ai conservé la forme du journal, pensant que cela traduirait mieux le caractère immédiat de l’expérience et c’est pour la même raison que j’ai utilisé la première personne du singulier tout au long de cet ouvrage. J’ai d’abord tenté de l’écrire d’une manière moins personnelle, un peu comme une histoire, mais il m’a semblé perdre de son impact et ne pas traduire mon vécu jour après jour.
Le premier jet est sorti en septembre 1971 à Sutherland en Ecosse, soit près de 10 ans après ma première rencontre avec mon Maître. Avant, il m’aurait été impossible de commencer. Je n’aurais même pas pu jeter un oeil sur les notes de mon journal. J’étais comme prise de panique : je redoutais cela, car trop de souffrance y était rattachée. L’érosion de la personnalité est un processus lent et douloureux.
Le lecteur trouvera peut-être ce récit quelque peu répétitif par moments. Mais c’est l’histoire d’un apprentissage et l’apprentissage est une continuelle répétition. L’élève doit reprendre sa leçon encore et encore, pour être capable de la donner à son tour. Le maître doit répéter la leçon, la présenter sous différents angles pour que l’élève comprenne et se souvienne. Chaque situation est revécue à plusieurs reprises, déclenchant à chaque fois une réaction psychologique légèrement différente qui mène à l’expérience suivante et ainsi de suite.
Lorsque je partis pour l’Inde en 1961, j’espérais recevoir l’enseignement du yoga sous la forme de merveilleuses leçons mais ce que fit avant tout le maître, c’est de me forcer à être confrontée à l’obscurité de l’intérieur de moi-même ; je faillis en mourir. Il me récusait très violemment, m’agressant même. Mon esprit était dans un état de confusion permanente, incapable de fonctionner normalement. J’étais abattue dans tous les sens du terme jusqu’à ce que je parvienne à un accord avec cette chose en moi que j’ai rejetée toute ma vie.
Quelque part, dans l’une des Upanishads — je ne sais plus laquelle — il y a une phrase qui condense merveilleusement toute notre quête de spiritualité : « Si vous aspirez à la Vérité aussi fortement qu’un homme qui se noie cherche de l’air, alors, vous la saisirez en un tiers de seconde. »
Mais qui désire la vérité autant que cela ? c’est la tâche du maître d’enflammer le coeur d’un feu si ardent de désir.
Il est de son devoir de le maintenir en flammes jusqu’à ce qu’il ne reste que des cendres. Car seul un coeur qui s’est brûlé à l’intérieur est capable d’amour. Mon sincère et ardent désir serait que cet ouvrage soit un indicateur sur le chemin, au moins pour quelques-uns d’entre nous, car comme le dit le fameux dicton : « Nous sommes à la fois le Pèlerin et le Chemin ».
Pour finir, alors que ce récit est sur le point d’être imprimé, je voudrais exprimer ma gratitude à Jeanine MILLER et John MOORE pour leur aide à sa préparation et sa publication.

LONDRES 1978 Irina TWEEDIE

Voir en ligne : Editions L’Originel

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