La vie des Blogs

L’étonnement d’être de Stephen Jourdain

Blog Café-éveil/Forum Qu’est-ce que l’éveil ?

jeudi 2 janvier 2014 par Claire Mercier

Stephen Jourdain Blog Café-éveil
Oui tu as raison de recentrer le débat il faut revenir à l’essentiel cad à ce que l’on vit On peut raisonner sans fin sur le moi, l’ego, le soi , ce qui est etc Mais qu’est ce qui va déclencher un véritable changement en nous cad nous réveiller. Il faut un choc Et ce choc pourrait être l’étonnement, l’étonnement d’être ou même de ne pas être.

Hier dans le métro, je me sentais moi-même, et je regardais les gens et me disait : mais eux aussi se sentent eux-mêmes Pourquoi leurs yeux semblent ne rien regarder, personne ne regarde personne Pourquoi ils ont l’air si tristes, enfermés dans leurs rêveries ? pourquoi les visages ne rayonnent pas ? et pourtant ils portent en eux ce trésor qu’est la conscience de soi La conscience de soi est ce qu’il y a de plus commun, tout le monde a le sentiment d’exister et personne ne semble s’en étonner, tout semble évident aux gens, leur sentiment d’exister ou d’eux-mêmes semble aller de soi, couler de source si je suis là sur terre c’est que ma mère m’a mis au monde et on a ainsi des explications pour tout et c’est cela qui nous endort et nous empêche de nous étonner : nos explications permanentes. des explications qui banalisent tout et nous empêchent de percevoir le miracle de la naissance, le miracle d’être soi, le miracle d’être c’est cela le sommeil, l’habitude , la banalisation et le non étonnement généralisé.

le problème n’est pas l’ego, la séparation ou la conscience, le soi, l’être mais le fait de ne pas s‘étonner d’avoir un ego ou d’être conscient cette conscience de soi habituelle qu’est l’ego est caractérisée par la banalisation et d’elle-même et de tout et c’est cette banalisation qui l’empêche de percevoir le miracle de tout et surtout son propre miracle le sentiment de soi (ego ou pas ) est un miracle, est une lumière ; la lumière de la conscience ( ou je ) , présente dans notre petit ego

et comme dit Stephen Jourdain : Citation :

c’est au moment précis où cette lumière va s’étonner d’exister que cette lumière va véritablement jaillir. La question qu’on peut se poser est de savoir pourquoi, nom de Dieu, nous ne nous étonnons pas ! Voilà une bonne façon de caractériser l’état de conscience habituelle : nous ne nous étonnons de rien. j’éprouve une grande joie, je ne m’étonne pas ! J’ai l’impression d’être, je ne m’étonne pas non plus, cela me paraît couler de source. Qu’est ce qu’il y a derrière ce phénomène très extraordinaire du non étonnement massif ? C’est qu’en douce, on fournit une explication. Toujours ! à la vitesse de l’éclair. Pas consciemment, ce n’est pas notre pensée consciente , organisée qui produit l’explication, c’est notre raison , notre pensée qui , à la vitesse de l’éclair, a déjà introduit une explication et banalisé le phénomène ; Nous sommes des machines à banaliser tous les miracles. Nous sommes cernés par le miracle, nous sommes nous-mêmes un miracle au milieu des miracles, et ce miracle nous le percevons jamais. Ce en quoi nous sommes vicieux et dangereux pour nous-mêmes, c’est que nous sommes des machines à banaliser, à tout expliquer : « Je vois, quoi de plus naturel, j’ai des yeux … » Et hop, terminé ! vous demandez à quelqu’un : « mais cela ne vous paraît pas extraordinaire d’être ? » il vous regarde comme si vous étiez un fou. « pourquoi m’étonnerais-je, ma mère m’a mis au monde ! » vous voyez les glissements de sens insidieux ? je suis là parce que ma mère m’a mis au monde, c’est tout à fait naturel. Et le mystère fabuleux d’être, ce miracle a été éludé de façon définitive !

Si nous nous étonnions d’être soi, d’avoir un ego et d’être enfermé dans un sac à peau, nos limites ne feraient pas long feu et nous déboucherions sur l’infinité de nous-mêmes, le soi

Citation :

Il y a en nous ce dispositif vicieux qui tend à tout banaliser et à nous interdire de nous étonner ? Comment ce dispositif agit-il dans notre conscience de soi habituelle ? Voilà la description du phénomène ? Quand nous accédons tout à fait naturellement à la conscience de nous-mêmes, quand nous sommes conscient de nous-mêmes au milieu de la rue, de nos affaires, nous nous parlons intérieurement. La parole intérieure est là, donc c’est une symbolisation, il n’ y a pas de mal à cela. ; mais c’est à travers le langage intérieur, par le biais de cette symbolisation que nous parvenons à cette conscience de nous-mêmes, ce qui ne permet pas de dire qu’elle est fausse ; elle est tout à fait authentique , je n’ai rien à dire contre le phénomène lui –même. Mais il connaît un dérapage. Tout se passe comme si cette parole intérieure, avec tous les accompagnements symboliques de la conscience de soi , avait outrepassé sa fonction première et constitué une espèce de base explicative aux phénomènes. La conscience de soi nous apparaît dès cet instant comme un phénomène ayant une assise : je me tiens debout, quoi de plus naturel, j’ai un sol sous les pieds. Or , nous n’avons aucun sol sous les pieds.

C’est au moment précis où la conscience de soi fait cette découverte majeure à son propre propos, qu’elle est sans assise, qu’elle est elle-même sa propre assise, qu’elle n’a aucune espèce d’assise extérieure que la conscience de soi se révèle à elle-même et connaît l’infinitisation dont je parle. Il faut arriver à exorciser cette voix qui ne cesse de se manifester en nous-mêmes et qui nous dit : »c’est banal, ce phénomène a une assise, en fait , je suis conscient parce que… » Il n’ y a pas de « parce que «  ! Il n’ y a aucune explication ! La lumière de notre conscience est à jamais inexplicable et mystérieuse et nous, nous l’expliquons …

Stephen Jourdain, le miracle d’être, Editions l’Originel.

Voir en ligne : Le Blog Café-éveil

Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques |

     RSS fr RSSPhilosophies et Religions RSSNon-dualité   ?

Creative Commons License

-->