Nouveauté Février 2006

Vis ta vie

Charles Antoni

lundi 30 janvier 2006 par Claire Mercier

"Il nous faut apprendre à rêver, à rêver encore. Mais il s’agit là du véritable rêve, du rêve créateur, et non pas du rêve de l’homme endormi. C’est lorsque l’on rêve, paradoxalement, que l’on est éveillé. La puissance du rêve est gigantesque, il nous faut rêver comme des enfants, aux choses les plus inconcevables, auxquelles l’homme social ne peut avoir accès.é dont se gargarisent les bien-pensants."
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Vis ta vie

Extrait : La goutte d’eau

"Comment entrer dans cette perspective où le monde qui nous entoure n’est plus perçu comme quelque chose d’extérieur à soi.
La parabole de la goutte d’eau rejoignant l’océan me paraît être une illustration parfaite pour retranscrire cette impression : la goutte d’eau contient l’océan : elle est partie intégrante de l’océan.
Cela voudrait-il dire que pendant tant d’années " je " s’est restreint à n’être qu’une petite goutte d’eau, avec ses seuls soucis de goutte d’eau ?
Pourtant, il faut bien qu’à présent je joue mon rôle de goutte d’eau : car si toutes les gouttes d’eau se dispersaient, l’océan disparaîtrait. Paradoxe insoluble.
Comment faire pour continuer à vivre en tant que goutte d’eau et dans le même temps être cet océan ? Quel en est le moyen ? Est-ce que le " faire comme si " en est la solution ? Je suis l’océan et je fais comme si j’étais cette goutte d’eau, avec toute la cohorte de ses peines, ses soucis, ses angoisses. Situation proprement infernale. Car il est vrai qu’on aimerait se perdre dans cet océan immense, et ne plus retourner à ce sort de goutte d’eau.
Devoir jouer son rôle pour que tout le reste puisse exister, c’est tout de même un paradoxe.
Mais par celui-ci, prendre conscience que l’on est l’océan : savoir que quoi qu’il arrive, on rejoindra toujours cette immensité, donne une plénitude qui permet de supporter son destin.
Il ne s’agit plus de la force, ni de la volonté d’une goutte d’eau, mais bien de la force et de la volonté de l’océan.

L’auteur :

Charles Antoni, corse, acteur de théâtre - a joué dans la prestigieuse troupe du " Théâtre du soleil ", il y occupera les premiers rôles.
Avatar flamboyant d’une vie fertile, il décide de tout quitter pour voyager et apprendre de la vie à bras le corps.
Alors ce furent les voyages en Inde, en Asie centrale, en Chine, au Mexique, les groupes Gurdjieff, les premiers pas d’une quête sans fin, celle d’une connaissance qui les engloberait toutes.
Parallèlement il écrit ses premiers ouvrages qui traitent aussi bien de la philosophie, du développement personnel que de diverses traditions. Ensuite il fonde et anime en tant que rédacteur en chef la Revue L’Originel et par la suite devient maison d’édition dans le corpus et la tradition.
Recherche approfondie, dans une perspective d’ouverture, pour la connaissance de l’être et de ses possibles. L’aventure éditoriale de L’Originel en 77, se situe sur une dizaine de numéros ayant pour sujet : l’Alchimie, le Grand Jeu, le Soufisme, le Taï-chi, le Yoga etc.
Charles Antoni disait : " L’Originel n’est pas seulement une revue" c’est un mouvement de pensée... D’ailleurs il les a tous annoncés, ces mouvements de pensée, et avant tout le monde, il suffit de consulter son catalogue de parutions : on y trouve la collection métaphilosophie, les enseignements soufis (que Gurdjieff avait explorés), tradition nordique, sciences hermétiques, terres de traditions, sagesses du corps.

" La tradition c’est l’axe du monde, c’est une notion excluant le formalisme, l’immobilité, elle nécessite de la créativité ", disait Charles Antoni. Le catalogue de L’Originel peut sembler éclectique, c’est exact, " je suis comme un metteur en scène de cinéma, je réalise plusieurs œuvres en même temps, toutes différentes, je donne dans chacun d’eux des éléments dispersés d’un même savoir ". Ce qui l’amène à publier aussi bien un livre consacré à l’auto-hypnose, étape obligée avant la liberté absolue, que les enseignements d’un chamane pygmée de la forêt primaire Gabonaise.

Toutes ces parutions constituent une sorte de savoir universel, il convient d’y puiser pour y trouver la voie vers l’absolu collectif.
En 2002-2004 Charles Antoni se pose chez lui en Corse ou dans l’une de ses thébaïdes affectives, il y rédige ses carnets de réflexions en effectuant un tour d’horizon de sa vie, on sent bien que la sagesse modératrice s’est installée avec l’âge, sans pour autant pontifier ses carnets renferment les clés du bonheur, de la sérénité. Son message est simple il faut essayer d’ouvrir son cœur à tous. C’est tellement plus confortable pour chercher l’état de présence totale à soi-même.
Aujourd’hui, Charles Antoni cueille les vendanges de la vie, sa vie majuscule. Chez lui pas d’anecdotes sautillantes joué les branchés ou autres masters, elles ont été impitoyablement balayées. Il utilise simplement le récit, la prose spontanée : " écrire tous ces livres sans autre effort que d’être ouvert. Dans ses carnets de réflexions Charles Antoni débroussaille les conventions et les idées reçues surtout quand il évoque la solitude " cette solitude est en soi, elle est totale, elle est l’univers ".

" Vis ta vie " n’est pourtant pas un livre didactique, il s’adresse à tous, jeunes et moins jeunes comme un vade-mecum indispensable qui éclairera votre route.
Jean-Michel Taulet


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