Les Maitres instructeurs : Rencontre

Françoise et Denys Godin

dimanche 15 octobre 2006 par Claire Mercier

Des Maitres et des hommes se sont donné la main pour réunir le ciel et la terre. Ensemble, ils ont emprunté le chemin de la connaissance, avec les peines et les joies, les doutes et les certitudes, le découragement et l’enthousiasme.

La morale divine

La morale de chaque pays, de chaque race, de chaque civilisation s’est formée à partir de l’expérience des ancêtres. Elle est reliés aux moeurs, aux coutumes et à un art de vivre adapté à la situation. Chaque morale doit être respectée, car elle est trés bien con�ue. Mais elle correspond à un besoin collectif, et elle n’a pas de commune mesure avec la morale individuelle et la morale Divine.

Il arrive un moment où chaque être s’écarte du collectif et devient un être unique, un être qui sent, qui pense et qui agit distinctement. Si vous demandez à une personne de chaque région, de chaque pays, de chaque race, de s’exprimer dans son être profond, vous reconnaîtrez votre frère et vous verrez que chacun se pose les mêmes questions.

Ainsi, tout être qui évolue se détache peu à peu de la morale collective, qui correspond à une organisation de vie nécessaire pour maintenir un équilibre, et passe à une morale individuelle. Lorsque l’homme a franchi cette étape, il commence à s’interroger sur la morale Divine, mais là commence son tourment, car il se heurte à tous les concepts religieux de la morale collective dont il a hérité.

La morale collective est limitée, en ce sens qu’elle prive l’individu de l’expérience. C’est comme si vous enfermiez un animal dans un enclos en le privant de toute l’étendue de la nature. Toute sa vie, il en sera séparé, convaincu que le seul univers est celui de l’enclos. La chose la plus préjudiciable dans cette situation, c’est qu’il sera persuadé de détenir la vérité, puisqu’il aura fait le tour de son enclos et qu’il connaîtra les moindres recoins, sans jamais connaître l’étendue de tout ce qui l’entoure.

La morale individuelle respecte la morale collective, mais s’en extrait. Elle ne se fonde que sur l’intime conviction qui a sa racine dans le coeur. Aucune contradiction de la pensée ne l’en détourne, de même qu’elle ne se plie à aucune influence, si ce n’est celle de son âme. La morale individuelle se manifeste avec élégance, sans s’opposer à d’autres modes de pensée. L’expérience issue de la morale individuelle est incommunicable à ceux qui restent attachés à la morale collective, car elle est imprégnée de l’objectivité d’une approche plus vaste.

La morale Divine ouvre à une autre dimension. Elle vous invite à découvrir toutes sortes de régions, symboles d’expériences qui ouvrent le champ de conscience : des régions glaciales, torrides, luxuriantes, abruptes, glissantes, des régions merveilleuses remplies de fleurs, des régions dures avec des intempéries, des régions apaisantes, verdoyantes ; et à chaque fois, elle vous propose de vous adapter, de comprendre et de vous initier aux mystères, sachant que vous avez plusieurs vies pour le faire.

L’homme qui adhère à la morale Divine sort de l’enclos à ses risques et périls. Il est prêt à endosser la responsabilité de ses actes, et à comprendre le sens de ses erreurs. Les erreurs sont nécessaires pour comprendre où est la justesse des choses. Si vous trébuchez sur un obstacle, que vous tombez et que vous vous blessez, vous comprenez que vous n’avez pas su poser les pieds, et la fois suivante, vous saurez cqu’il faut éviter. Tout se comprend par comparaison. Que voulez-vous comparer si vous ne changez pas de région ? Si vous ne voyagez pas ? Si vous ne rencontrez pas une multitude de gens, de situations ? A quoi cela sert-il de se mettre à l’abri dans l’enclos avec des barrières, si ce n’est que pour rester sur place, bondé, inconscient ?

Au fur et à mesure que cet homme se déplace dans l’espace proposé par l’expérience, son cour s’attendrit. Il a tellement souffert lui-même de toutes les intempéries, que lorsque sur sa route, il rencontre son frère, il reconnaît à son visage toutes les régions qu’il a parcourues et son coeur se remplit de compassion et d’amour. L’homme qui n’est jamais sorti de l’enclos est pétri d’orgueil. Il s’installe sur son petit trône ridicule, il plastronne, il a des prétentions, et lorsque le pélerin arrive chez lui, fatigué de sa route, il ne lui ouvre pas la porte, car il le trouve bizarre, inquiètant. L’homme qui ne veut pas bouger, sortir de son enclos, ne peut ni accèder aux mystères, ni en recevoir l’initiation.

La morale Divine vous encourage à être audacieux, à faire des expériences. Ce qui compte, c’est l’intention qui précèdera chaque expérience et ce que vous en ferez. Et cela, croyez-vous, n’a pas de rapport avec la morale collective qui vous maintient dans l’enclos. L’enclos correspond à la loi de préservation, la loi de la mort à tout ce qui est spirituel. L’espace proposé au pèlerin correspond à la transmutation. A la fin du voyage, le pèlerin sera considéré en fonction du courage qu’il aura montré pour affronter chaque situation et il ne sera pas tenu compte de ses erreurs.

Françoise et Denys Godin

Extrait : Reportez-vous aux trois attitudes significatives du relachement moral : revendication, élimination, préservation ; vous constaterez que tous les éléments négatifs qui les révèlent peuvent être résumés en un mot : peur.

- Sur le plan affectif : peur de ne pas être aimé

- Sur le plan de la pensée : peur de ne pas être reconnu

- Sur le plan physique : peur de manquer.

Ces trois composantes de la peur sont inexistantes chez l’être évolué. Il sait qu’elles sont inhérentes à l’incarnation, il ne se fait plus aucune illusion et ne perd pas de temps à imaginer des scénarios pour déjouer les plans humains. Il agit, il ne se laisse pas manipuler.

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Travail avec des Maitres Instructeurs

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